Les faits marquants du jour :
I. Bozoljac (Serbie) b. J. Sirianni (Australie) 6/7 6/3 6/4
L. Ouahab (Algérie) b. N. Mahut (France) 6/4 7/6
S. Devvarman (Inde) b. A. Bogdanovic (G.B) 6/2 6/7 6/4
13h02. Ilia Bozoljac, largement meilleur que son adversaire du jour, largement meilleur que tout le monde d'ailleurs, n'a qu'un ennemi : ses nerfs. Federer et Nadal n'ont pas encore évoqué le sujet, mais il est vraisembable qu'ils iront brûler un cierge à l'Eglise Saint-Eustache vendredi matin pour que le tirage au sort leur épargne "Bozo".
14h31. C'est la crise pour tout le monde. Cette année, pour se faire un peu de blé, Laurent Fignon brosse les lignes entre deux matches.
14h31. Pendant ce temps, au musée d'Orsay.
15h36. ça change des espagnols et des argentins qu'on commence à avoir assez vu ! Quelques instants après la qualification de Lamine Ouahab (les pommettes épaisses, les traits de visage d'un clown triste, le pas lent entre les points, comme s'il était sur un chantier un jour de canicule), c'est l'indien Somdev Devvarman (ces 40 dernières années, le tennis indien a livré quelques purs esthètes, de Armritraj à Paes en passant par le terrifiant Krishnan) qui gagne son billet pour le troisième tour. Devvarman (né en 1985 à Assam mais éduqué au tennis aux Etats-Unis), c'est la malice, la finesse, le toucher. Devvarman, c'est aussi une bonne gueule attachante et une touche qui n'est pas sans rappeler le héros du "livre de la jungle", Mowgli. La symbiose entre l'indien et le personnage fictif est totale (c'est à peine si on n'est pas surpris de ne pas le voir jouer à poil). Devvarman, c'est le jeune filou débrouillard souriant et démerde qui court partout et qu'on est prêt à suivre à l'autre bout du monde pour vivre comme dans un film de Michael Curtiz. Une sorte de super héros poétique et inconscient de son potentiel.
JE T AIME PJ le Crocodile
RépondreSupprimersignée NBCA une admiratrice secrète :-)